La FNMR constate et regrette que ces aides ne ciblent que des établissements, laissant de côté l’imagerie médicale libérale.
La FNMR rappelle qu’il s’agit de technologies coûteuses mais essentielles dans le parcours de soins des patients. Ceux-ci ignorent les frontières entre secteur public et secteur libéral. L’archivage numérique constitue une passerelle entre ces secteurs pour suivre au mieux les patients. C’est un outil incontournable de l’organisation territoriale et de la permanence et la continuité des soins. Il est également indispensable à la transmission d’images en direction des autres médecins, qu’ils soient généralistes ou spécialistes.
L’archivage numérique est au coeur de la prise en charge moderne en cancérologie, par exemple, au travers de la comparaison d’images qui permet un suivi très précis de l’évolution des pathologies tout en évitant la multiplication des examens.
L’archivage numérique constituera, dans un avenir proche, un des outils moteurs du dépistage organisé du cancer du sein, effectué majoritairement en cabinet libéral.
Enfin, il est la clé de voûte du dossier médical personnel informatisé des patients.
La FNMR comprend la nécessité de moderniser les hôpitaux publics. En revanche, elle refuse qu’ils puissent monopoliser tous les moyens pendant que l’imagerie libérale voit les siens se réduire comme une peau de chagrin, plan de rigueur après plan de rigueur, alors même que les médecins radiologues ont financé leur équipement d’archivage sur leurs fonds propres.
La FNMR demande au Ministère de la Santé, d’inclure l’imagerie médicale libérale dans les programmes d’investissement dans les technologies innovantes. Les médecins
radiologues sont prêts à contribuer au développement technologique, qu’ils ont déjà initié pour faire progresser la qualité des soins, pour peu que les moyens leur en soient donnés.