DÉPISTAGE ORGANISÉ DU CANCER DU SEIN : DIRE LA VÉRITÉ AUX FEMMES

23/06/2017
Communiqué FNMR 23 juin 2017

Les radiologues se joignent à l'alerte lancée par les gynécologues pour défendre le dépistage organisé du cancer du sein.

Les gynécologues observent une augmentation de la taille des cancers du sein chez certaines de leurs patientes, conséquence des campagnes menées contre le dépistage organisé qui dissuadent les femmes de se faire dépister.

Les radiologues constatent que la participation des femmes au dépistage organisé stagne. Elle est même en recul dans certains territoires et elle est aussi menacée en raison de la fermeture de cabinets de radiologie de proximité due aux attaques répétées par la CNAMTS contre la radiologie.

Dans notre pays, le dépistage organisé, réalisé à 90% par les médecins radiologues libéraux, repose sur la formation spécifique des médecins et des manipulateurs, sur le contrôle qualité des équipements, sur la double lecture des mammographies afin de garantir le plus haut niveau de qualité et de sécurité du diagnostic.

Les études scientifiques montrent que le dépistage organisé est bénéfique pour les femmes. Le rapport de l'INCa sur les cancers en France 2016 évalue la baisse de la mortalité pour ce cancer à 1,5% entre 2005 et 2012 en raison, notamment, de la précocité du dépistage et des progrès thérapeutiques.

Les résultats sont là, il faut les conforter et rassurer les femmes. Médecins généralistes, gynécologues, radiologues sont, ensemble, engagés dans le dépistage. Ils ont besoin du soutien total des pouvoirs publics.

La FNMR sait pouvoir compter sur la nouvelle ministre de la santé, Agnès Buzyn, ancienne présidente de l'INCa.

La FNMR demande au ministère de la santé et à l'INCa de ne pas laisser sans réponse les campagnes de dénigrement du dépistage. Il faut, au contraire, en associant les professionnels et en s'appuyant sur les études scientifiques, rassurer les femmes.

N'attendons pas Octobre Rose, la lutte contre le cancer du sein, c'est tous les jours.